mardi 22 décembre 2015

La crise mondiale des réfugiés en 2015

L’année 2015 a été marquée par la pire crise de réfugiés de l’histoire récente, avec plus de 19,5 millions de réfugiés dans le monde. 


Un nombre sans précédent de réfugiés ont débarqué sur les côtes européennes tandis que certains pays du Moyen-Orient, d’Asie du Sud-Est et d’Afrique continuent d’abriter la majorité des réfugiés du monde. Amnesty appelle la communauté internationale à changer de manière drastique la façon dont elle gère la crise mondiale des réfugiés en 2016.

Janvier :

les autorités libanaises ferment leurs frontières aux réfugiés fuyant la Syrie et renforcent les restrictions pesant sur les 1,1 million de réfugiés déjà présents au Liban. Cette mesure rappelle avec force que la communauté internationale doit aider davantage les pays d’accueil submergés.

© ALI DIA/AFP/Getty Images





Février :

de multiples tragédies en mer révèlent au grand jour les faiblesses des opérations de recherche et de sauvetage menées par l’Europe. On dénombre notamment 300 morts à la suite d’un naufrage en haute mer, au large de l’île italienne de Lampedusa.

© MARCELLO PATERNOSTRO/AFP/Getty Images




Mars : 

tandis que le monde a les yeux braqués sur les réfugiés et les migrants qui débarquent sur les côtes d’Europe, Amnesty n’oublie pas que des réfugiés ayant fui la Syrie luttent également pour leur survie au Liban, en Jordanie, en Turquie, en Irak et en Égypte.

© Amnesty International





Avril :

en Afrique, l’accroissement des tensions et des violences à caractère politique au Burundi entraîne la fuite de plusieurs milliers de personnes vers la Tanzanie, le Rwanda, la République démocratique du Congo et l’Ouganda.

© Daniel Hayduk/AFP/Getty Images





Mai : 

les regards du monde entier se tournent vers l’Asie du Sud-Est. Quelque 8 000 ressortissants du Bangladesh et Rohingyas persécutés du Myanmar sont abandonnés, sans nourriture ni eau, sur des bateaux à la dérive au large des côtes de la Thaïlande et de la Malaisie.

© CHRISTOPHE ARCHAMBAULT/AFP/Getty Images




Juin :

le 20 juin marque la Journée mondiale des réfugiés. Du Liban au Kenya, et de la mer d’Andaman à la mer Méditerranée, Amnesty insiste sur le fait que seule une réponse d’envergure mondiale peut résoudre la crise des réfugiés.

© TIZIANA FABI/AFP/Getty Images





Juillet :

les renvois forcés illégaux (push-backs) et les expulsions, ainsi que l’absence d’itinéraires sûrs et légaux pour rejoindre les pays de l’Union européenne créent une situation de vide juridique pour des milliers de personnes se trouvant alors dans les Balkans.

© DIMITAR DILKOFF/AFP/Getty Images




  
Août :

alors que les gouvernements européens se querellent pour savoir qui va prendre en charge les centaines de milliers de réfugiés et migrants qui arrivent en Europe, des bénévoles et des militants en Hongrie, en Grèce et à Calais viennent en aide aux réfugiés en leur donnant de la nourriture, des vêtements, des sacs de couchage et en les accueillant de manière chaleureuse.

© Carsten Koall/Getty Images


Septembre : 

les images bouleversantes du corps du petit Alan Kurdi incitent les gens à agir, notamment à organiser des marches en faveur de l’accueil des réfugiés. Sous la pression manifeste de l’Union européenne, qui souhaite prévenir l’immigration clandestine, la Turquie maintient illégalement en détention des réfugiés avant de les expulser vers la Syrie et l’Irak.

© ANNE-CHRISTINE POUJOULAT/AFP/Getty Images


Octobre : 

des éléments inquiétants laissent entendre que des fonctionnaires australiens ont payé des passeurs pour renvoyer des embarcations chargées de demandeurs d’asile vers l’Indonésie, mettant ainsi en danger la vie des femmes, des hommes et des enfants qui se trouvaient à bord.

© Amnesty International





Novembre :

la Macédoine, la Serbie et la Croatie mettent en place de nouveaux contrôles à leurs frontières, les rendant de plus en plus imperméables. Plus de 5 000 réfugiés syriens sont bloqués dans une zone déserte à la frontière jordano-syrienne, la Jordanie leur refusant l’entrée sur son territoire alors que des centaines de personnes supplémentaires arrivent tous les jours.

© ARMEND NIMANI/AFP/Getty Images



Décembre :

tandis que le nombre de places de réinstallation proposées dans le monde reste désespérément faible, le Canada choisit de terminer l’année de manière encourageante en accueillant chaleureusement sur son sol les premières centaines de réfugiés syriens des 25 000 que le pays a prévu d’accueillir d’ici début 2016.

© Amnesty International

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