vendredi 12 juin 2015

De la Grèce au Burkina Faso - Les militants se préparent à se rassembler pour les victimes de la torture


Du Chili à la France, de la Thaïlande à l’Algérie, partout dans le monde des militants se préparent à une semaine d’action autour du 26 juin, Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture. 



Eirini, de Grèce, et Hassan, du Burkina Faso, nous racontent ce qu’ils ont prévu pour célébrer cette journée.

Eirini 

Eirini Tsolaki, militante et vice-présidente d'Amnesty International Grèce.

Le 26 juin, je marcherai dans Athènes avec des amis et des militants et me rendrai sur des sites où des gens ont été torturés, notamment les sites utilisés sous le régime de la dictature en Grèce dans les années 1960/1970.

Nous sensibiliserons la population à la question des victimes de la torture. Vingt-neuf d’entre elles sont devenues des membres fondateurs d’Amnesty Grèce. Elles se sont rassemblées il y a 40 ans, après avoir reçu des lettres de solidarité envoyées par des militants du monde entier : elles voulaient redonner un peu de cet espoir à d’autres victimes de torture. Amnesty Grèce était née.

J’ai bientôt rejoint le mouvement et, au cours des 35 années qui ont suivi, j’ai contribué à organiser de nombreuses actions créatives pour dénoncer la torture partout dans le monde. À chaque fois qu’un prisonnier était libéré, notre détermination à faire pression en faveur des victimes de torture s’en trouvait redynamisée.

À la fin de ma vie, je veux pouvoir regarder en arrière et savoir que j’ai accompli quelque chose. Et c’est le message que j’aimerais faire passer aux nouveaux militants : ils doivent continuer à porter haut la flamme contre la torture, même s’ils n’ont pas eux-mêmes subi cette souffrance. Ils peuvent accomplir bien plus que nous.

Le sentiment d’injustice n’apporte rien de positif. Mais lorsque des gens se lèvent et se mobilisent contre la torture dans des pays du monde qu’ils ne savent pas même épeler, comme l’Ouzbékistan, ils délivrent un message positif et puissant. À ceux qui nous demandent si l’on peut vraiment espérer qu’une action menée dans un pays aussi lointain ait un impact, nous répondons : « Ne rien faire n’est pas une option ! »

Un jour, je l’espère, le 26 juin ne sera plus une journée d’action, mais une journée du souvenir.

Hassan

Hassan Tapsoba, militant d'Amnesty International Burkina Faso.

Le 26 juin, je vais courir un relais avec 50 jeunes militants de Koudougou, au Burkina Faso. C’est notre façon de témoigner notre solidarité à tous ceux qui sont victimes de torture de par le monde. Pour moi, c’est aussi le rappel qu’il faut continuer de se battre contre la torture.

Tous les participants à la course feront passer de main en main une torche, symbole de notre message contre la torture. À la fin du relais, la torche sera brandie, immobile, pour symboliser notre arrivée à une destination où toute forme de torture est abolie.

Nous souhaitons attirer l’attention de ceux qui torturent et mettre un terme à leurs crimes. Mais surtout, nous voulons dire aux victimes de la torture : voyez cette chaîne de solidarité, nous allons faire en sorte que les tortionnaires ne s’en tirent pas à bon compte.

« Pour moi, la campagne Stop Torture veut dire respecter la dignité de chacun, la dignité de chaque personne ! » Hassan

« Pour moi, la dignité humaine se cache derrière chaque campagne Stop Torture. » Eirini

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