mardi 12 mai 2015

Pourquoi je fais un cadeau à Amnesty dans mon testament

Cela fait bientôt 40 ans qu'a débuté mon cheminement avec Amnesty.

 Je me souviens d'avoir grandi avec la volonté de faire quelque chose pour les autres.



Mais je ne me voyais pas comme une leader, et je me demandais sans cesse :« Qu'est-ce que, moi, je pourrais bien faire ? »

Au début je travaillais simplement sur le bulletin du groupe local d'Amnesty et j'écrivais des lettres. Puis notre groupe a été chargé de l'action en faveur d'un prisonnier d'opinion singapourien, et on m'a confié la responsabilité de son dossier – une tâche colossale. Plus tard, on m'a demandé de devenir la coordonnatrice pays permanente d'AI Canada pour Singapour et la Malaisie.

Je ne cessais de me poser la même question : « Mais qu'est-ce que, moi, je peux faire ? » Après tout, je n'étais qu'une petite souris !

Mais tout mon parcours sur le chemin d'Amnesty m'a montré que je pouvais gravir des montagnes. Je n'aurais jamais imaginé par exemple qu'un ancien président de Singapour deviendrait un jour un dissident, quitterait son pays, s'installerait à 10 minutes de chez moi, rejoindrait le combat d'Amnesty et deviendrait mon ami.

Je me souviens de très grands moments, par exemple lorsque Munawar Anees, un prisonnier d'opinion malaisien très connu, a demandé à me rencontrer. Il avait les larmes aux yeux. Il m'a dit : « Amnesty m'a sauvé la vie ».

Il y a eu aussi, bien sûr, de nombreux moments difficiles. Mais ils n'ont pas ébranlé ma foi en Amnesty. Au fil des années, j'ai vu les comportements vis-à-vis des droits humains changer profondément dans le monde.

La petite souris que j'étais au début des années 1970, si désireuse de faire bouger les choses, a changé du tout au tout. Amnesty l'a transformée en un lion rugissant !

Je veux qu'Amnesty poursuive son travail extraordinaire, fondamental. C'est pour cela que je prévois un legs dans mon testament. « Je ne vois pas comment mieux garantir la justice et la dignité pour les générations futures. »

En 2013, 8,6 % de nos recettes mondiales, soit 20,6 millions d'euros, provenaient de legs. C'est notre deuxième source de recettes, après les dons individuels (81 %).

Pour en savoir plus :

Neuf choses que vous ignorez sans doute sur l'origine des fonds d'Amnesty (billet de blog, 24 avril 2015)

Comment rejoindre Amnesty ou faire un don.

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